L’offre alimentaire en question

Ces dernières décennies, notre alimentation était devenue un sujet assez secondaire. Pour preuve, seulement 10 % du budget des ménages est consacré à l’alimentation.

Dans cette période, le coût de l’alimentation a certes fortement diminuée ; mais, en parallèle, sa qualité a chuté, elle aussi, et dans une proportion encore plus grande. Les produits sont (mal)traités à tous les stades du processus (production, transformation et stockage) et appauvris en qualités nutritives.

Pour exemple, les fruits et légumes mis en vente sur les étalages aujourd’hui contiennent dix fois moins de vitamines que ceux consommés, il y a cinquante ans.

Au prix d’une consommation pharaonique d’énergie fossile (120 l de fuel par hectare) et d’eau (45% de la consommation nationale) ; mais aussi au prix d’un gaspillage à peine nommable (30 % des aliments produits sont jetés à la poubelle), l’offre alimentaire est aujourd’hui presque entièrement contrôlée par l’industrie et la grande distribution.

Ceci a également entrainé la standardisation d’une alimentation sucrée et salée, totalement déséquilibrée et l’ajout systématique de produits chimiques de synthèse. Cette conquête industrielle insouciante à l’égard de l’impact sur la santé s’est doublée de la même désinvolture à l’égard des dégâts causés à l’environnement (pollution généralisé des cours d’eau et nappes phréatiques, destruction irréversible de la biodiversité, contribution au dérèglement climatique…20 % des gaz à effet de serre sont produit par l’agriculture.)

Il parait clairement, à l’analyse de cette évolution malheureuse, qu’une bonne alimentation ne peut se passer d’une implication suffisante des consommateurs et des producteurs ; et, d’une information de qualité.

C’est pourquoi nous avons réuni nos connaissances et compétences en nutrition et agroécologie pour éclairer la question alimentaire qui touche tant notre santé que notre environnement.

Et il se trouve que les principes de base d’une alimentation saine sont en synergie avec ceux d’une agriculture écologique :

  • Diversité: bénéfique à notre alimentation et à l’équilibre des écosystèmes avec lesquels les cultures et élevages interagissent.
  • Fraicheur: garantissant l’intégrité des éléments nutritifs et supposant une production locale de qualité et responsable.
  • Adéquation au besoin: nécessitant que l’offre alimentaire ne dicte pas la consommation comme c’est le cas aujourd’hui mais s’adapte aux besoins nutritifs que tous les consommateurs devraient apprendre à mieux respecter.

Il semble insensé de chercher à culpabiliser les consommateurs, en les en joignant de « manger moins sucré et moins salé ».  L’offre présentée à grand renfort de slogans publicitaires sur la majorité des étalages propose justement une telle alimentation.

Ce n’est pas non plus sans travail de fond que les agriculteurs vont se réapproprier les avoir faire agroécologiques, afin rétablir l’équilibre écologique dans leurs cultures et leurs élevages.

Nous avons adopté une démarche constructive pour permettre aux producteurs et consommateurs engagés de se rencontrer et restaurer un avenir pour l’alimentation de qualité.

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